Regards et politique, le blog de Fabien Bénard

jeudi 12 décembre 2013

Changer la Politique, à Nice, sur la Côte d'Azur ...3




1 ère partie, courte, avec un dessin pour remplacer un grand discours !Là !

2 èmepartie A re lire ?

3 ème partie

Changer les règles du jeu ?

Il est difficile de contourner les règles du jeu, pourquoi ne pas les changer ? Certaines mesures visent explicitement le renouvellement et la diversification du personnel politique : durée maximale des mandats ramenés à cinq ans, limitation du nombre de mandats simultanés à un pour les élus nationaux et à deux pour les élus locaux, limitation du nombre de mandats successifs dans la même fonction à trois. Reste que ce type de propositions, évidemment discutable, n’est que très peu… discuté : le type de changement invoqué ici n’est visiblement pas à l’ordre du jour.
Une modification significative des règles du jeu politique s’est cependant produite il y a quelques années : la parité. La loi votée en juin 2000 avait d’abord un objectif quantitatif : inciter les partis à présenter autant de candidates que de candidats. Mais au-delà, se profilait parfois l’idée que les femmes feraient de la politique autrement, et que leur arrivée en nombre dans le monde politique allait changer les pratiques. Un récent bilan n’incite guère à l’enthousiasme. Sur le plan quantitatif, les femmes sont nombreuses aux échelons politiques les plus bas mais s’évaporent au fur et à mesure que l’on monte dans la hiérarchie. 47,6 % des élus municipaux sont des femmes, mais seulement 36,5 % des adjoints et 6,5 % des maires de villes de plus de 3 500 habitants. 12,3 % des députés sont des femmes, mais aucune n’est membre d’une commission ou d’un groupe politique.

La parité, « une révolution conservatrice »?

Des conflits ont éclaté entre « femmes d’avant » et « femmes d’après » la parité dans le cadre d’une « lutte pour les places ». Les pratiques de cumul de mandat, souvent critiquées par les candidates en campagne, sont finalement presque aussi fréquentes chez les hommes que chez les femmes. Les stéréotypes de genre, enfin, restent relativement intacts : dans les représentations comme dans les pratiques, les femmes restent associées au proche, au domestique (démocratie locale, famille, domaine associatif) .C'est pour cela que cette révolution est considérée comme conservatrice par certains analystes de la vie politique.
Localement les niçoises se rappelleront encore longtemps des "greluches" de Jacques Peyrat, l'ancien maire de Nice. J'ai pour ma part toujours pensé que la parité amènerait davantage d'intelligence en politique. Les femmes sont moins belliqueuses, plus sensibles. Beaucoup ont encore des regrets sur le fait que la loi ait été nécessaire pour faire avancer la parité.
Voici un témoignage, commentaire sur le site national du MoDem, d'une adhérente du département 57,extrait :

"...Mais nous savions, je suis une jeune adhérente en politique, qu'il serait dur de bousculer dans leur petit confort de "club de réflexion" d'élus locaux et de notables . La bataille fut rude dans notre département. D'autant plus rude que nous avons utilisé les armes de l'honneur et qu'il faut ainsi dépenser deux fois plus d'énergie pour y arriver. Les femmes en savent quelque chose. Les adhérents ne s'y sont pas trompés , les nouveaux comme les anciens, qui ont validés le bilan de notre présidente provisoire et l'esprit de son équipe. Cette victoire est le fruit d'une vigilance constante , du travail parfois jour et nuit des adhérents qui n'entendaient pas être dépossédés de leur foi en l'émergence d'un projet nouveau et d'une autre façon de faire de la politique. NE RENONCEZ PAS A VOUS BATTRE. Des adhérents sans doute pas assez mobilisés font porter sur les plus actifs l'intégralité du travail. Seule la puissance de nos convictions nous fera réussir."


La parole à Christelle, qui "a cette façon de faire passer des messages sérieux sans se prendre la tête"


La démocratie participative:

Conseils de quartier, débats publics, conférences de citoyens : de plus en plus, la loi oblige les décideurs politiques à prévoir des espaces de délibération permettant la discussion de choix collectifs, qu’il s’agisse de la création d’un square ou du choix d’un site pour la construction d’un aéroport ou l’enfouissement de déchets nucléaires. Les auteurs de ces dispositifs réunissant élus, experts et citoyens ont vite fait d’en rappeler la principale limite : créés par le pouvoir, ils n’ont qu’un pouvoir consultatif et jamais décisionnel. « sous certaines conditions, ces innovations procédurales peuvent avoir un impact significatif sur les pratiques politiques (…). Elles peuvent enclencher parfois un processus de changement politique vertueux et compenser l’effet des inégalités structurelles face à la participation politique », ce que semblent confirmer les enquêtes empiriques sur le sujet . Une ambition modeste mais précieuse par les temps qui courent.
Puis, il y a Démocratie participative et démocratie participative. C'est un peu comme le Canada Dry...j'y reviendrai.

Le respect :

Un lieu commun, une évidence.
Alors je le rappelle et le met en avant.
Bien sur, cette valeur est dans toutes les bouches. Alors, des acteurs politiques responsables, ça ne peut pas mépriser les autres acteurs politiques. Qu'ils soient dans l'opposition, ou bien qu'ils n'aient pas de mandats...
Pourtant, il y a des petites phrases, plus ou moins calculées certainement, qui donnent un bien mauvais exemple. Venant d'en "haut".
Il y a quelque mois, notre maire à la destinée nationale a ainsi dérapé en traitant Patrick Allemand de menteur, en disant en peine séance de conseil municipal qu'il lui rappelait la sombre époque de 1938 ou 1939.
Alors qu'il appelait au mois d'octobre à plus de respect, les journalistes ! Patrick Allemand...
Un autre chapitre pourrait parler d'exemplarité des élus, mais bon.

Le respect des électeurs:

De moins en moins de français votent. Je les comprends . Mais ne me résigne pas. Car quel autre système transposer ? Reconnaître le vote blanc. Certainement. Et ensuite ... Le parachutage, le tourisme électoral, comme le fit un Député célèbre qui quitta Villeneuve Loubet pour tenter de conquérir le fauteuil de Maire de Cannes il y a quelques années. Il n'est plus Maire, certes, mais il est toujours Député, et Conseiller général...Alors on dit souvent que les électeurs ne se rappellent plus, qu'ils n'ont pas de mémoire. Ils se rappellent, ils ont de la mémoire, mais ils sont résignés.
J'oubliais: l'échange de mandats contre postes de chargés de missions et autres mandats à suivre. pas besoin de citer de noms. Avec des conséquences plus heureuses, l'arrivée, enfin, de nouvelle têtes: cette fois, je peux citer des noms et montrer des visages, ici
Pour le parachutage,je vous propose de lireun avis sur le blog d'un ancien militant du PSniçois
Et le clientèlisme, comment en sortir ? Est-ce respecter l'électeur, les citoyens ?

J'ai bien une idée de 4 ème partie à ce billet, qui date du mois d'août 2009. En 2014, si nous l'écrivions ensemble, cette suite ?

mardi 10 décembre 2013

Regard de dégout sur la politique (de certains !)



La Politique doit permettre le vivre ensemble. Doit donner de l'espoir. Elle doit se faire pédagogue et école de prudence. Elle ne doit pas piquer les bas instincts. Elle ne doit pas surfer sur l'émotion, mais au contraire mettre des mots sur l’inacceptable, pour apaiser les douleurs...Autrement, elle ne sert à rien, à l'image d'individus zappeurs, enfermés dans leurs peurs.

La politique doit offrir des solutions, ou plutôt, amener les gens à trouver leurs propres ressources. Parce que seul , un homme politique ne peut rien. Il lui faut d'abord une équipe, des conseillers, ensuite nos voix. Après, avec nos impôts, le contrôle des instances administratives, juridiques, techniques, légales, toutes ces choses dont nous avons doté notre République, l'élu agit.

Quand, législateur depuis presque 20 ans, un homme politique répond à un fait divers par une proposition de loi, alors je prends le temps de dire ma plus forte désapprobation.

Les hommes politiques sont là parce que nous votons pour eux. Qu'ils soient exemplaires, pédagogues mais pas démagogues. Proches du peuple sans être populistes.

Et qu'ils trouvent le temps d'écouter les souffrances, et les acteurs discrets de la santé, du social, de la souffrance psychique.
Qu'ils se mettent un peu plus à incarner de hautes valeurs morales, à l'heure ou nos jeunes, nos enfants, baignant dans notre crise de société sans but et sans repères, ne savent plus distinguer le réel du virtuel, l'être de l'avoir, le bien du mal.

Quand on vient à dire et répéter le prénom, par fausse proximité, personnalisation douteuse, d'une jeune victime de 13 ans, comme si on la connaissait, on tente de faire comprendre ou de rappeler que l'on est humain.Pourquoi avoir besoin de le rappeler ? Mais une machine politique est-elle encore vraiment humaine ? Malheureusement.




Enfin, je formule le vœu que tous les parents, les grands-parents, les enseignants, les éducateurs, les adultes en général puissent apprendre à leurs enfants, aux enfants, à dire non, à se défendre sans devenir agresseurs, à développer leur esprit critique, à éviter les pièges, à distinguer ce qui est beau, bon, vrai, juste. Oui, cela s'apprend.

(réédition d'un billet de novembre 2011)

dimanche 1 décembre 2013

Oui, encore un 1 er décembre



...sous le signe de la prévention et de la mobilisation contre le SIDA.

J'ai pensé tout au long de la journée à écrire un billet sur le sujet. J'ai cherché depuis ce matin à me souvenir des prénoms de Daniel, et du petit bonhomme que je n'avais pas eu la force d'accompagner, jusqu'au bout. Alexandre. Je pense à eux.

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Nous vivons l'épidémie de SIDA depuis 1985. Depuis plus de 25 ans, le 1er décembre est une journée de mobilisation.En 1990, l'association SolenSi fut crée pour soutenir les enfants et les familles concernées par la maladie.

J'ai pourtant l'impression que la prévention est dépassée. La maladie est toujours mortelle. Elle devient chronique. Mais il faut encore en parler, parler des modes de contaminations et banaliser les moyens de préservations. Les objets, pas l'acte sexuel ou l'acte d'amour.

SolenSi , qui mobilise artistes, donateurs et volontaires dans ses centres d'accueil de Paris et Marseille.

"Si d'aventure", un vaccin était trouvé, ce ne serait pas avant plusieurs années. Alors n'oublions pas la prévention et la tolérance.


Article publié en décembre 2008 et en décembre 2010


samedi 19 octobre 2013

La Charte des Majorités d’Exigences du MoDem 06



Chers amis,

Il y a des valeurs et des engagements simples pour les élus, les candidats et les citoyens qui voudront devenir candidats lors des prochaines élections municipales. Des Majorités d'Exigences, c'est une démarche trans-partisane qui nous regarde tous. Ne laissons pas nos villes et nos villages aux démagos et aux extrémistes.

8 engagements simples déterminant les conditions autour desquelles nous voulons construire de nouvelles majorités :

  • Pour la promotion des valeurs humanistes du vivre ensemble et contre les propos discriminatoires.
  • Pour les contre-pouvoirs et le droit d’expression de l’opposition dans les conseils municipaux ou communautaires.
  • Pour la tolérance et la responsabilité dans le débat public.
  • Pour des projets d'aménagement locaux débattus en toute confiance par les français et leurs élus.
  • Pour une maîtrise budgétaire et la baisse de l’endettement public.
  • Pour une large concertation sur un projet viable d’aménagement des rythmes scolaires.
  • Pour la mixité sociale et le partage de l’espace public.
  • Pour des solutions durables d'aménagement local.

Nous vous invitons a en prendre connaissance et à la partager autour de vous.

Cliquez ci-dessous pour télécharger la charte au format PDF (1.1Mo)

Cliquez pour télécharger la Charte du candidat aux municipales de 2013 (1.1Mo)

lundi 30 septembre 2013

"Rapprochement du Centre , idées, projets et petites phrases."


La famille du centre va se réunir. Cette fin de semaine passée, l'Université de Rentrée du Mouvement Démocrate, en Bretagne, aura permis de dissiper les peurs et les critiques que nous avions exprimées avec une décision et une information qui venait brusquement du haut.

Oui, le "bas" a des choses à dire et notre Mouvement, "démocrate", a démontré son attachement au principe de subsidiarité. Maintenant il nous faut avancer sur les modalités d'un rassemblement de la famille du Centre.
Mais puisque le jeu politique est aussi souvent un jeu de petites phrases recherchées et encouragées par les différents médias, et que nous ne pouvons pas nous passer de leur porte-voix, je vais immédiatement clarifier trois choses:
Une alliance avec l'UDI, nationale et locale, que ce soit pour les européennes ou avant pour les municipales, se fera sur des idées, des valeurs et des projets. La question des places sur les listes n'est pas notre priorité. Nous avons des élus, nous aurons des élus.

Le Mouvement démocrate des Alpes-Maritimes a posé des conditions et des restrictions pour ce rapprochement au MoDem national pour le Conseil national qui a eu lieu vendredi soir à Guidel. En discutant avec nos partenaires centristes, nous retrouvons des amis, des élus actifs, des militants sincères et aussi quelques personnes avec qui nous avons eu des mots ou des divergences. Nous mangerons notre pot de sel en famille, mais pas des couleuvres. Notre engagement est donc bien conditionné par les projets pour nos villes, villages, la qualité des acteurs locaux, et chacun comprend bien qu'il y a des situations avec des points chauds. De même, si nous travaillons avec des élus sortants ou des partenaires pour des « majorités d'exigence » nouvelles, il reste toujours évident que notre indépendance se fonde sur le constat simple qu'il y a de bonnes idées au centre, à droite, à gauche, chez les défenseurs de l'environnement. Nous ne discuterons pas et ne travaillerons pas avec des gens qui n'ont pas de compatibilité avec notre éthique et nos valeurs.

Ma troisième précision ou clarification, c'est que s'ouvre maintenant le temps de la formation des citoyens pour qu'ils osent être candidats dans leur ville, je pense aux jeunes et aux femmes, qui avec la nouvelle obligation de parité dans les communes de plus de 1000 habitants vont pouvoir siéger en nombre dans des dizaines de communes. Au passage, c'est au renouvellement des personnes et des pratiques que nous travaillons. La formation des candidats, l'acquisition de méthodes pour définir des fiches projets pour les quartiers, l'urbanisme, soutenir le commerce, comprendre les comptes publics, allier lien social et désir de sécurité, et la recherche de personnes aux profils variés et de leurs compétences, sont autant de chantiers essentiels qui nous éloigneront encore des petites phrases et polémiques stériles.

L'enjeu est aussi clair qu'il est important. La famille centriste réunie défendra l'Europe qui garantit solidarité économique, paix et progrès intellectuel, moral et social. La famille centriste rassemblée pèse et représente une alternative aux aboiements sécuritaires, à ceux qui font de l'étranger le bouc émissaire des maux des français ou des azuréens.

Enfin, une part des difficultés de notre pays est la reproduction incessante de schémas dont les français ne veulent plus: cumul des mandats dans le nombre et la durée, bipolarisation caricaturale des idées (liées aux modes de la plupart des scrutins), violence dans les postures et propos outrageants. Les professionnels de la politique ne se remettent pas suffisamment en question et écoutent mal les français. L'hégémonie du PS et de l'UMP, avec des alternances ponctuelles pour faire croire à la démocratie est responsable de cet état de fait. Parce que les habitants des Alpes-Maritimes doivent avoir d'autres choix pour les prochaines élections, parce que le manque d'espoir doit se transformer en citoyenneté et en actes, pas en vote sanction du Président ou en défouloir bleu-marine, nous travaillerons sans relâche pour que l'humanisme et la solidarité redessine l'avenir de nos enfants.

Il est temps de conclure cette prise de position: Je reste persuadé que des socio-démocrates, membres du PS ou pas, des radicaux, des écologistes engagés, des élus et des militants de l'UMP sont parfaitement sincères et ne se peuvent être satisfaits des raccourcis, des amalgames, que l'on agite les peurs, que fusent les quolibets. Je travaillerai avec eux. Si j'ai déclaré à Nice-Matin qu'il y avait des UMP fréquentables et d'autres qui le sont moins, c'est évident, et je ne donnerai pas de noms. Ils seront tellement visibles dans les prochains mois des campagnes politiques qui s'ouvrent. Vous les connaissez, ou vous les jugerai à leurs positons d'entre-deux tours, à leur façon de draguer le peuple en les prenant par les bas instincts. Alors peu importe que l’UDI est ses composantes soit parfois systématiquement les alliés de l’UMP. Je compte sur leurs instances nationales et locales pour ne pas faire monter trop haut les enchères et ne pas nous demander à nous, Mouvement démocrate une indépendance qu’ils ne recherchent pas pour eux-mêmes !

Si le centre marque une frontière claire, à sa droite et à sa gauche, affirme que tout ne se vaut pas et que tout ne peut pas se dire, la Politique retrouvera enfin et de façon certaine quelques lettres de noblesse et de panache. Elle retrouvera surtout son utilité, et un peu de sa crédibilité pour les gens.

mardi 17 septembre 2013

A Nice, certains ont réinventé le "stationnement intelligent."




asvpm_m.jpg

Il semble que certains ne s'embarrassent pas d'électronique, de paiements sans contacts ou d'autres gadgets. Alors que les niçois paient, deux fois d'ailleurs, certains n'ont qu'un petit bout de papier à griffonner. ASVPM, ça veut dire quoi au fait ?

NB: Le numéro de matricule de l'agent est, en partie, effacé.

lundi 9 septembre 2013

La famille francophone. C'est pas du rap, mais du slam !


Il était une fois une famille très ancienne

Si tu comprends ces mots, cette famille est la tienne

Laisse-moi te présenter tous tes frères et tes sœurs

Ton livret de famille est d’une belle épaisseur

Ta famille est présente aux quatre coins de la terre

Au-delà des nations, sans trouble identitaire

Sur tous les continents, son chemin s’est tracé

Tu es de cette famille si tu parles en Français

Ce n’sont pas les liens du sang qui nous réunissent

Mais cette langue commune qui nous rend si complice

Elle enjambe les mers et rapproche les êtres

Elle fait de nous des frères et se fout du paraître

Quand le jour se retire, quelque soit l’horizon

A Oran, à Québec, à Dakar ou Marseille

Cet instant qui s’étire porte alors le même nom

Notre famille l’appelle ‘le coucher du soleil’

Et puis lorsqu’un enfant a besoin de sa mère

A Tunis, à Bruxelles, Bamako ou Tanger

Quelque soit son pays il a les mêmes repères

C’est quand il dit ‘maman’ qu’il éloigne le danger

Ce sont bien tous ces mots et toutes ces expressions

Qui font partie de nous, qu’on défend, qu’on partage

Ce patrimoine commun qu’on chante à l’unisson

Notre famille possède un bien bel héritage

Si tu gueules en Français quand tu es en colère

Si tu parles en Français pour séduire une fille

Si tu rêves en Français quand ton cœur s’accélère

Viens vite m’embrasser je te présente ta famille

Je te présente ta famille, je te présente ta famille, je te présente ta famille…

Il était une fois une famille très moderne

Outrepassant les normes, elle ne cesse d’évoluer

Argot, patois, verlan, populaire ou mondaine

Notre langue se sent libre, on la laisse s’envoler

Car cette langue est plus belle quand elle prend des couleurs

Qu’elle prend des libertés sur la prononciation

Un accent qui fredonne, c’est un bouquet de fleurs

Le Français est plus riche de toutes ses variations

Dans tel ou tel accent, on entend le soleil

Ou au contraire le vent et le froid d’une saison

On sent même les épices, les odeurs se réveillent

Les accents par eux-mêmes nous racontent leur région

Notre langue est vivante, les inventions fourmillent

Elle peut se transformer selon les directions

Si notre langue commune est notre nom de famille

Chacun de nos accents est alors un prénom

Notre langue est actrice de l’Histoire de la terre

Elle suit les mutations et les révolutions

Lors du Printemps arabe, personne ne l’a fait taire

Elle servira l’Afrique dans sa douce ascension

Il était une fois une famille très ancienne

Si tu comprends ces mots, cette famille est la tienne

Laisse-moi te présenter tous tes frères et tes sœurs

Ton livret de famille est d’une belle épaisseur

Si tu gueules en Français quand tu es en colère

Si tu parles en Français pour séduire une fille

Si tu rêves en Français quand ton cœur s’accélère

Viens vite m’embrasser je te présente ta famille

Je te présente ta famille, je te présente ta famille, je te présente ta famille


Grand corps malade

jeudi 15 août 2013

Quand le MoDem regarde l'UDI qui apprend à marcher.




Pris de vitesse en septembre dernier par Borloo créant l'UDI, le Mouvement démocrate et François Bayrou regardent en ce moment les premiers pas d'un parti encore hésitant. A 11 mois, il est facile de passer des tabourets aux meubles bas, de bras en bras aidant pour apprendre à marcher. Mais les chutes et les badoles sont fréquentes. Avec le PSLE, "Partis Sans Laisser d'Explications" de 2007 des députés inquiets pour leur réélection, puis la révélation d'"ARES"* qui n'a eu de vie que le souffle d'un été, avec encore l'insoutenable suspens de la candidature de Borloo pour la présidentielle 2012, les composantes de ce qui s'appelle aujourd'hui l'UDI sont bien identifiées. Enfin, je le croyais en commençant ce billet: :

Le CNI, plus exactement le Centre national des Indépendants et Paysans se dit le plus vieux parti de droite de France. Il est peut être parti avec le maire gaffeur, Bourdouleix, Maire de Cholet, à la petite phrase aux relents nazis, victime en juillet dernier d'un micro de journaliste façon "Petit journal". Le "I" d'indépendant faisant office pour beaucoup, à Nice notamment de refuge ou de groupuscule "hors UMP" ou autrefois non "RPR UDF", avec déjà des accents bien droitiers. (Obadia, Mangiapan par exemple...) J'ai eu beau chercher, je n'ai trouvé qu'un seul membre niçois ou azuréens du CNIP, Monsieur Renaud Letitre, qui en ce moment se prépare à disputer la mairie de Villeneuve Loubet à M Luca.

La Gauche moderne: JM Bockel au niveau national, Mme Parisot ou M Alain Philip à Nice. Une scission majoritaire fin 2011 va créer la "Gauche moderne et républicaine" en réaction au soutien direct et sans concertation du candidat de l'UMP à la présidentielle. Localement, en mars 2011 notons le passage de Pierre Laigle, ancien cadre socialiste niçois, dans une élection cantonale qui ne parviendra pas à faire oublier ... son oubli de s'inscrire à un second tour, face à Jean-Pierre Mangiapan, en 2008, canton de Nice 6.

Le Parti Radical Valoisien: Séparé de son faux-jumeau le PRG, le plus vieux parti de France ne voudra jamais disparaître pour vivre une aventure sans lendemain, avec des égo à soigner et des cartes personnelles à jouer. Des représentants antibois des radicaux n'ont pas manqué de nous rejoindre, sentant l'issue trop vague et trop politicienne. Et nous en sommes bien content. Quand aux représentants niçois du PRV, Hervé Caël et Richard Pogliano, nous les connaissons bien. Revendiquant à eux deux quelques dizaines de supporters, d'adhérents ou de militants, ils occupent une place nécessaire de la vie politique niçoise, la modération, l'introduction dans le débat de quelques projets, d'idées simples et de bon sens. Mais les deux hommes semblent ne pas s'apprécier, ou du moins ils s'ignorent. Enfin, leur position pour les prochaines municipale ne sont pas encore claires. Si Richard Pogliano a bien écrit un livre d'ode à Nice, presque un programme, il donne rendez-vous aux niçois plus tard, pour "faire quelque-chose". Hervé Caël qui siège depuis cinq ans au nom du MoDem dans le Conseil communal Consultatif de la Ville de Nice semble partant, ou du moins bien parti pour rejoindre Christian Estrosi sur sa liste. Ne serait-ce que pour rester un petit caillou dans la chaussure de M Bettati ?

Le PLD Parti Libéral Démocrate
J'avais été contacté il y a deux ans par des gens se réclamant de ce petit parti, et voulant faire tomber le député Rudy Salles. Ils n'avaient que cet objectif. Depuis, il y a bien un "animateur" identifié, les guillemets présents pour protéger le mot animateur, personnage au premier abord sympathique, s'annonçant un an à l'avance au MoDem 06, puis prenant racine à Antibes avec l'ouverture d'une permanence fantôme et les critiques les plus vives sur les élus démocrates. Pour finalement exister à Nice, ou tenter de le faire croire, notamment avec moult pages internet, sites et blogs tous reliés et faisant circuler un maigre contenu. Nice avait bien besoin d'un donneur de leçon ! Mais pas d'orthographe...

Le Nouveau Centre: Morin à sa tête, Lagarde (le bien nommé) qui veille, voir lui mordille les chevilles. En Côte d'Azur, avec Danièle Tubiana à Grasse, Gilles Cima à Cannes qui, premier sondage aidant, ne décollera pas, (j'ai faillis écrire ne décolère pas) nous avons la surprise ses jours-ci d'apprendre que le premier adjoint de Menton Hervé Novelli serait prêt à ferrailler, ce qui lui vaut d'être exclu, avec retrait de ses délégations. Il lui revient le mérite de faire convoquer un Conseil Municipal mentonnais un 14 aout. J'ai tenu personnellement à assister à cela, 23 minutes de Conseil avec 4 délibérations (2 pour lui enlever ses mandats, un déplacement de station service et la tarification d'un parking souterrain !) Enfin, il faut préciser que l'autre adjointe UDI de Menton, Mme Casério a bel et bien tenu à rester solidaire de M Guibal, Maire UMP (UDF autrefois) de Menton, en lui donnant son pouvoir.
Il reste la situation vençoise, oh combien triste pour ceux qui aiment des élus différents, moins inféodés et plus créatifs, plus sociaux, plus humains. J'ai bien peur, à l'heure où j'écris ces lignes que les passions desservent les vençois, tiraillés qu'ils sont et seront entre Anne Sattonet, Conseillère générale PRV UDI et Loïc Dombreval, ancien président du MoDem 06 de 2008 à 2011, ayant également rejoint discrètement l'UDI après une parenthèse avec l'Alliance Centriste de Jean Arthuis. Il se murmure que l'investiture municipale de l'UDI, comme celle de l'UMP, serait donnée au maire sortant, M Régis Le Bigre, façon ...radicale si je peux dire, de régler le problème. C'est avec un grand intérêt que le Mouvement démocrate suivra ce gâchis annoncé, faute, pour l'instant de pouvoir participer à l'éviter !

Il me reste à citer Rudy Salles, que j'ai servi bien loyalement pendant sept ans et qui, incontestablement a réussi en 2008 pour les municipales le plus "grand chelem" politique qui soit: 3 adjoints, 2 conseillers municipaux à Nice, bientôt suivi par un poste de Conseiller général. Là il n'y a pas de doute, les représentants niçois "Nouveau Centre UDI" sont des vassaux de la puissante UMP locale. Le "Hic", c'est bien le "i", car au moment de réfléchir à l'indépendance et au pouvoir d'une formation politique, il faut bien connaître sa capacité à agir, à proposer, à critiquer, à servir l'intérêt général. Comme je ne voudrais pas que transparaisse la moindre aigreur ou animosité dans mes propos, je vais laisser à d'autres le soin de parler de l'UDI niçoise. Nice Premium, par la plume de M Renato Ferrari, pose une analyse qui doit être assez juste, ou du moins assez bien vue.

Au plan national, la dernière actualité de la jeune UDI est la lettre de recadrage de Borloo à ses troupes, dont je vous livre un extrait:

Dans sa missive, le patron de l’UDI remet les pendules à l’heure. Il en profite aussi pour pointer du doigt des dysfonctionnements internes. Lors de la création de l’UDI, impulsée par Borloo, les patrons des différentes composantes de cette UDF version 2012 avaient décidé de garder - de façon transitoire - leurs anciennes petites boutiques. Hervé Morin restant par exemple président du Nouveau Centre. Mais Jean-Louis Borloo s’inquiète de voir cette transition devenir un mode de fonctionnement durable. «Cette phase est aujourd’hui achevée et, effectivement, il faut passer à quelque chose de plus unifié», admet François Zocchetto, président du groupe centriste au Sénat. Car le maintien de ces anciennes structures pose de nombreux problèmes. A commencer par celui de l’argent : certaines formations gardent pour elles les financements publics et n’en reversent qu’une partie à l’UDI. Ce qui fait dire à Jean-Louis Borloo que le parti n’a pas les moyens de ses ambitions. A savoir, devenir la première force d’opposition devant l’UMP. Selon lui, comme il l’écrit aux membres de son G9, le maintien des petites chapelles conduit l’UDI droit dans le mur.

L'article de Libération à la source

Les indiscrétions de Libération ne sont pas rassurantes pour l'UDI, et l'actualité locale semble confirmer ces dissensions. Mais je ne vais pas commenter davantage. Il reste aux démocrates et aux centristes à trouver des nouveaux chemins de dialogue et d'action, pour notamment, et cela est impératif, redonner de l'espoir aux français et aux azuréens, de la confiance dans la Politique. Et ne pas laisser les électeurs en mars prochain face au seul choix de l'abstention, du PS et ses contradictions, de l'UMP et sa droitisation, du Front national et de son langage d'exclusion.
Au Mouvement démocrate nous défendrons dès l'automne le choix de majorités d'exigences et rassembleuses pour nos communes. De l'analyse des compétences qui restent aux Maires, à la mesure d'une dépense publique que la dette force à maitriser, nos projets et nos propos seront clairs, et nous nous adresserons avec raison à des citoyens acteurs de leur avenir !


* Juin 2011, la création de L’Alliance Républicaine, Ecologiste et Sociale (ARES) Un parti ou une coalition aussi éphémère qu'un papillon.

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