Regards et politique, le blog de Fabien Bénard

dimanche 23 février 2014

Des statues à la stature...



Sur la Place des grands hommes, je demanderai à Patrick Bruel de ne pas ajouter n'importe quel nom à la liste. Et de me prévenir quand il viendra chanter au stade.


En avril 2008, je livrais à la sagacité des niçois et des services municipaux une découverte dont je me serai volontiers passé. A l'occasion d'une rénovation de toiture ou de façades, des statues garnissant le fronton de l'Opéra de Nice avaient disparu. Six ans près, je découvre stupéfait, comme beaucoup, que les pouvoirs usés et prêt à sacrifier à toutes les outrances sur l'autel de la communication offrent aux niçois et aux touristes (Russes, Chinois et Italiens) une magnifique (pardon, j'en perds mon latin) petite statue de la Liberté, symbole français offert aux américains. Le socle est lui bel et bien magnifique, majestueux. Plus de deux mètres ! La plaque commémorative plus grande que la statue...

Baptiser des noms de rue, des allées de jardin, poser face au CUM des monuments faux historiquement, inventer des symboliques douteuses avec des rails rouillés symbolisant les fleuves et les rivières du département ou de la Métropole, détourner un temple de la connaissance et de la paix en un hémicycle d'un pouvoir politique qui se fait construire une estrade démontable pour ne pas être écrasé, plus bas que des "plus petits élus" que lui...tout cela nous commençons à en avoir l'habitude. Encore aujourd’hui, une remise des clés d'un chantier inachevé tente de servir la propagande d'un candidat. Mais notre édile a oublié de remettre au peuple les clés de la ville en ce mois de carnaval.

Mais je n'ai pas le cœur à rire de l'esprit de carnaval. Je ne me ferai pas prendre à l'illusion en carton pâte, en pelouse artificielle, ni au zèle obligatoire ces jours-ci de quelques agents du nettoiement, quand les groupes folkloriques traditionnels de Nice sont interdits de grande scène...

Car ce porte-clé, fusse t'il de Bartholdi lui même, a été installé au dos de l'Opéra de Nice. Opéra, où, justement, manque deux belle statues allégoriques. Le patrimoine niçois à préserver, cela ne compte pas ? Je vous propose de découvrir ou retrouver mon article de 2008

niceopera.jpg

Que reviennent les statues de l'Opéra, perdues dans on ne sait quel voyage de rénovation, ou dans quelque débarras. Et que cesse la gabegie, l'incohérence, la politique de l'apparence et la morgue de ceux qui se croient grands.
Si Mars suit le mois du Carnaval, il est surtout le mois guerrier.
Niçois, ne lâchez rien !



mardi 10 décembre 2013

Regard de dégout sur la politique (de certains !)



La Politique doit permettre le vivre ensemble. Doit donner de l'espoir. Elle doit se faire pédagogue et école de prudence. Elle ne doit pas piquer les bas instincts. Elle ne doit pas surfer sur l'émotion, mais au contraire mettre des mots sur l’inacceptable, pour apaiser les douleurs...Autrement, elle ne sert à rien, à l'image d'individus zappeurs, enfermés dans leurs peurs.

La politique doit offrir des solutions, ou plutôt, amener les gens à trouver leurs propres ressources. Parce que seul , un homme politique ne peut rien. Il lui faut d'abord une équipe, des conseillers, ensuite nos voix. Après, avec nos impôts, le contrôle des instances administratives, juridiques, techniques, légales, toutes ces choses dont nous avons doté notre République, l'élu agit.

Quand, législateur depuis presque 20 ans, un homme politique répond à un fait divers par une proposition de loi, alors je prends le temps de dire ma plus forte désapprobation.

Les hommes politiques sont là parce que nous votons pour eux. Qu'ils soient exemplaires, pédagogues mais pas démagogues. Proches du peuple sans être populistes.

Et qu'ils trouvent le temps d'écouter les souffrances, et les acteurs discrets de la santé, du social, de la souffrance psychique.
Qu'ils se mettent un peu plus à incarner de hautes valeurs morales, à l'heure ou nos jeunes, nos enfants, baignant dans notre crise de société sans but et sans repères, ne savent plus distinguer le réel du virtuel, l'être de l'avoir, le bien du mal.

Quand on vient à dire et répéter le prénom, par fausse proximité, personnalisation douteuse, d'une jeune victime de 13 ans, comme si on la connaissait, on tente de faire comprendre ou de rappeler que l'on est humain.Pourquoi avoir besoin de le rappeler ? Mais une machine politique est-elle encore vraiment humaine ? Malheureusement.




Enfin, je formule le vœu que tous les parents, les grands-parents, les enseignants, les éducateurs, les adultes en général puissent apprendre à leurs enfants, aux enfants, à dire non, à se défendre sans devenir agresseurs, à développer leur esprit critique, à éviter les pièges, à distinguer ce qui est beau, bon, vrai, juste. Oui, cela s'apprend.

(réédition d'un billet de novembre 2011)

mercredi 21 mars 2012

Tragédie nationale, réflexion nationale Le Monde, édito du 21 mars 2012




Tragédie nationale, réflexion nationale

Le Monde, édito du 21 mars 2012

Une ” tragédie nationale “. Le président de la République a eu les mots justes pour qualifier la tuerie survenue, lundi 19 mars, dans une école juive de Toulouse. Trois enfants et un enseignant, rabbin, exécutés de sang-froid, par un homme seul, jusque dans l’entrée de l’établissement. Avec la même arme qui, déjà, à Montauban le 11 mars et à Toulouse le 15 mars, avait servi à tuer, méthodiquement, trois militaires français.

Une tragédie nationale dont l’onde de choc a pétrifié, dans l’instant, une ville, une région, le pays tout entier. Avant de répercuter son écho dans le monde, de Jérusalem à Washington. Une tragédie nationale qui plonge chacun dans l’effroi et la consternation, dans l’incompréhension devant l’absurde, dans la révolte contre l’injustifiable.

Les candidats à l’élection présidentielle ont eu la réaction qui s’imposait. Ils ont suspendu leur campagne, leurs polémiques, leurs empoignades, leurs petites phrases, annulé leurs émissions, reporté leurs réunions publiques, participé, à Toulouse, à Paris ou ailleurs, à des moments de recueillement. L’heure est, évidemment, à la douleur partagée, oecuménique autant que républicaine. Le temps du deuil. Celui des quatre tués de Toulouse comme celui des trois militaires, à qui les honneurs seront rendus, mercredi, en présence du chef de l’Etat.

Tant il est évident que l’unité nationale est la seule réponse possible face à un drame de cette nature. Un drame d’autant plus symbolique qu’il atteint trois composantes de l’identité républicaine : l’école, son creuset, l’armée, qui le fut longtemps, et la protection due à tout citoyen, sans distinction d’origine ou de religion.

Chacun l’a compris, pesant ses mots pour échapper à tout soupçon de vouloir récupérer la compassion à son avantage. Ou à afficher trop ostensiblement sa solidarité avec la communauté juive, odieusement frappée, une nouvelle fois. Saluons cette dignité. Souhaitons qu’elle ne s’efface pas trop vite.

Mais ce temps de silence, comme la minute du même nom qui a été observée, mardi, dans toutes les écoles du pays, ne peut être que le prélude à une ” réflexion nationale “. La formule est de François Bayrou, à Grenoble, où il a maintenu le meeting prévu lundi soir. Cela a pu choquer. A tort. Car le candidat centriste a posé, gravement, des questions fortes. Quels que soient les motivations du meurtrier de Toulouse, les ressorts de sa folie barbare, “ce type de folie s’enracine dans l’état d’une société “, d’une société française, en l’occurrence, où “ le degré de violence et de stigmatisation est en train de grandir “, a déclaré M. Bayrou. Et d’ajouter : ” Les hommes publics ont le devoir de veiller à ce que les tensions, les passions, les haines ne soient pas à chaque instant entretenues. Le fait de montrer du doigt les uns et les autres, c’est faire flamber les passions, et on le fait parce que dans ce feu-là il y a des voix à prendre. “

La charge est violente. Elle vise une responsabilité collective.

Tant il est clair que le rejet de l’Autre - plus encore : la haine de l’Autre - est un poison mortel pour la République.



lundi 17 octobre 2011

Journée mondiale du refus de la misère, encore.



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Le site de la journée mondiale du refus de la misère


Le Centre Communal d’Action Sociale de la Ville de Nice et les acteurs œuvrant dans le domaine de la lutte contre l’exclusion organisent un temps de partage entre les plus démunis, les bénévoles, les professionnels des associations et les responsables institutionnels. Ce lundi 17 octobre, à 17h30 en la Cathédrale Sainte Réparate de Nice.
Je participerai à ce temps de partage, comme chaque année.


lundi 26 septembre 2011

Avec les enseignants grévistes, du public et du privé, et les personnes handicapées et l'APF






Ce mardi 27 septembre, je rejoindrais, dès ma pause déjeuner, deux manifestations, parce que l'heure est au ras-le-bol et à la mobilisation.
Dès 10h Place Masséna. L'école: il faut en sanctuariser les moyens. Arrêter de supprimer les enseignants au primaire, et les adultes présents au sein des collèges, des lycées. L'Éducation nationale ne se réforme pas, alors, détruisons-la ? Ou accompagnons-là dans les défis à relever. Être prof ne doit pas passer par la maitrise des sports de combats. Réhabiliter la beauté de la connaissance, incarner le respect, nourrir la curiosité, faire que chaque enfant et jeune soit, un instant, le centre des attentions des adultes par une/ces capacité(s).Bien sûr, transmettre des connaissances, assurer des apprentissages.
Lire ou re-lire "La Princesse de Clêves."
Au fait, quand ils font grève, on s'en aperçoit encore...service minimum ou pas ! Là, avec l'appel à la grève des enseignants du privé, je pense que l'on va s'en apercevoir.

Ensuite, les militants de l'APF. Une première loi d'accessibilité dans une grande loi cadre "Handicap" en 1975. J'avais 3 ans. Les bâtiments neufs devaient déjà être accessibles. En 2005, de belles intentions, et 10 ans pour agir. Mais voilà, le courage des gouvernants s'est limité à franchir une petite côte, une marche ou deux. Pas à déplacer des montagnes. Les payeurs sont-ils influents ? L'Etat et les collectivités sont-ils exemplaires ? Non, au tribunal de Nice, par exemple. Non encore dans tant d'endroits, (l'Office du Tourisme de Nice sur la Promenade), même si des efforts sont faits.


Mobilisation APF Mardi 27 septembre à 11h place du Palais de Justice à Nice

Dans le cadre de la sa campagne « Des bâtons dans les roues », l’APF se mobilise partout en France mardi 27 septembre 2011 pour dire
« Oui à la conception universelle ! Non aux dérogations ! ».

La loi Paul Blanc et la proposition de loi Eric Doligé vident la loi handicap et le délai de 2015 de leur sens en autorisant les possibilités de dérogations à l’accessibilité sur les bâtiments neufs et existants.

Plus de 28 000 personnes ont signé la pétition pour dire « Oui à la conception universelle ! » sur www.desbatonsdanslesroues.org et des dizaines de députés et sénateurs se sont engagés à défendre le principe d’accessibilité universelle.

Mais l’Etat et les pouvoirs publics n’ont que faire de l’opinion des Français ! En élargissant les possibilités de dérogations sur les bâtiments neufs et existants, ils ont cédé aux pressions des lobbies et des promoteurs immobiliers. Les pouvoirs publics ne prêtent aucune attention aux préoccupations des Français alors que près de la moitié d’entre eux estime que l’accessibilité concerne tout le monde.

La France, qui a déjà un retard considérable dans le chantier de l’accessibilité, vit désormais un retour en arrière de près de 40 ans, imposé par les décideurs publics. Cette entrave à la liberté de circuler ne peut plus durer et l’APF appelle tous les citoyens révoltés par cette situation à se mobiliser lors de la journée nationale d’actions mardi 27 septembre.

Face à ces attaques répétées et discriminantes envers les personnes en situation de handicap et leur famille, des manifestations sont organisées dans près de 40 villes partout en France. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Strasbourg, Montpellier, Nantes, Orléans, Tours, Bordeaux, Poitiers, Caen, Nice, etc. : tous se mobilisent pour dire « Oui à la conception universelle ! Non aux dérogations »

Focus sur Nice : « LIBERTE EGALITE FRATERNITE» écrit au fronton du Palais de Justice de Nice mais l’entrée principale est inaccessible aux personnes à mobilité réduite !

100 militants APF et d’associations amies sont attendus de 11 h 00 à 13 h 00 en bas des marches du Palais de Justice. Les Parlementaires des Alpes-Maritimes sont invités à venir dialoguer avec les personnes en situation de handicap qui ne peuvent accéder « comme tout le monde avec tout le monde » à l’intérieur du Tribunal de Grande Instance. Des pétitions seront signées. Des personnes seront portées dans leur fauteuil roulant en haut des marches. Les passants seront invités à nous aider. Nous rajouterons au fronton du Tribunal un 4ème terme : « ACCESSIBILITE ».




vendredi 2 septembre 2011

"Lettre à Mme la Présidente de la sécurité."



Madame,

J'ai bien entendu votre déclaration médiatique fort bien orchestrée en ce début de semaine: Vous serez la présidente de la sécurité.
Certes vous êtes distancée dans les sondages. Mais tout de même. Si Nicolas Sarkozy n'a rien fait en dix ans (en tant que Ministre de l'Intérieur puis Président de la République), comment voulez-vous qu'une telle déclaration " Présidente de la sécurité " puisse rassurer le peuple de gauche (celui concerné par les primaires) ou le bourgeois, âgé ou pas ?

Il y a d'ailleurs de nombreuses blagues qui circulent, sur les élections et les socialistes...certains parlant même de s'inquiéter si les primaires de votre parti seraient organisées "à la lilloise", ou bien "à la marseillaise". A sécuriser d'urgence ...

Je pense en effet que les annonces sur la sécurité, d'où qu'elles viennent commencent par lasser les français. Vous annoncez quelques dizaines de policiers en plus. Certes. Mais après ?

Alors j'ai envie de vous dire que désormais, lorsque j'entends le mot "sécurité", je réponds "solidarité". Pas de cette forme d'angélisme qui avait parfois pu caractériser les mesures proposées par votre parti politique.
Voilà ce que je pense:

Solidarité, c'est d'abord solidarité avec les victimes. Ceux qui souffrent. Au delà du témoignage et de la compassion, c'est d'accompagnement et de soutien dont ils ont besoin. De lieux d'écoute, ils existent, mais vous n'en parlez jamais.De moyens.

Solidarité avec les forces de l'ordre: leur métier est difficile, la course aux statistiques a totalement perverti leur travail.Je ne rentrerai pas là sur la question de leurs moyens. Mais je pense à la perte de sens dans leurs missions. Quand par exemple, ils doivent charger des pompiers en grévistes.

Solidarité avec les acteurs de prévention: les enseignants, qui inculquent les règles, les éducateurs qui sur le terrain, empêchent la dé-socialisation et les familles qui doivent être placées devant leurs responsabilités, éduquées même pour leur rôle de parents, mais pas culpabilisées.

Solidarité enfin, avec les populations de fraîche immigration qui sont trop souvent montrées du doigt dans les affaires de délinquance: la frange de ceux qui croient que "consommer" et "avoir", sans travailler est possible, n'a pas de couleur de peau.


Voilà. Parce que les dispositifs de "voisins vigilants" se développent dans nos quartiers résidentiels, parce que des réseaux de citoyens informateurs sont animés par certaines municipalités, au mépris des lois, sous l’œil de caméras qui ont déjà montrées leurs limites, et parce que la situation des vols et des violences ne s'améliore pas, il est urgent de poser une réflexion et une stratégie globale, qui n'aime pas les annonces.
La sécurité, comme la solidarité sont l'affaire de tous. Chacun est capable de reprendre une incivilité, chacun doit pouvoir se sentir solidaire de l'autre.
En commençant par insuffler de l'exemplarité dans nos mots et nos attitudes.


mercredi 31 août 2011

Chiffres de la pauvreté : "Malheureusement le pire est à venir", par Robert Rochefort



Robert Rochefort, député européen est responsable de l'Économie au sein du Shadow cabinet du MoDem.

"Les chiffres publiés ce matin par l'INSEE confirment une évidence pour toutes les associations sur le terrain : la pauvreté progresse et s'est aggravée au cours des dernières années".

"La statistique publique ayant toujours nécessairement un peu de retard sur l’actualité on peut malheureusement affirmer que les résultats concernant les années 2010 et 2011 montreront encore une progression importante", a-t-il estimé.

"Ce sont certes une fois de plus la conséquence de la crise mais plus particulièrement de la progression du chômage et de la sortie du système d’indemnisation par Pôle Emploi pour un grand nombre de Français en fin de droit. C’est évidemment l’échec de l’engagement président annoncé à grand fracas de faire reculer la pauvreté d’un tiers au cours du quinquennat mais aussi du RSA dit « activité », système complexe et qui ne fournit pas les résultats escomptés", a analysé l'économiste.

"Tout le monde sait que les mois à venir resteront particulièrement difficiles, la conjoncture restera incertaine, risquée et très imprévisible avec des risques importants d’aggravation. Dans ce contexte l’attention aux plus pauvres est une nécessité de justice mais surtout de cohésion sociale. Les réductions budgétaires envisagées dans ce secteur devront donc être remises en question. La France doit, par ailleurs, obtenir de Bruxelles le rétablissement des fonds destinés à abonder l’aide alimentaire".

"Dans le cadre de la nouvelle feuille de route concernant le Pôle emploi, les partenaires sociaux et le gouvernement devront d’urgence prévoir un allongement de la période d’indemnisation du chômage. Mais bien entendu à plus long terme, c’est par une relance de l’activité économique fondée principalement sur la reconquête des emplois de production sur tout le territoire national qu’il sera possible d’inverser durablement la courbe de la pauvreté et redonner à chacun le droit et la capacité effective à gérer par lui-même un revenu pour vivre dignement lui et sa famille", a préconisé le vice-président du Mouvement Démocrate.

samedi 9 juillet 2011

Politique: et la morale, bordel !




Frais:

Dominique Baudis rendant 36000 euros de frais à l'IMA, Institut du Monde Arabe en 4 ans, "frais professionnels non justifiés, qui amène un redressement de 12000 euros à l'IMA par l'URSAFF." Ce ne sont pas des détournements, ni des malversations..." dit-il. Juste un manque de scrupules. M Baudis ne fait pas preuve de sens morale.

Prime des sénateurs:

Le Sénat a décidé d'attribuer 3.531,61 euros aux sénateurs, somme correspondant, "à un rattrapage exceptionnel sur un complément d'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) versé en une seule fois fin juin". Gérard Larcher a indiqué mercredi soir sur Public Sénat qu'il s'agissait de "la revalorisation d'une indemnité liée à l'exercice du mandat", indemnité qui n'avait pas été revalorisée depuis trois ans, précisant que cela "représente 98 euros par mois". "La démocratie, ça a aussi un prix ! Il faut que des parlementaires soient indemnisés", a-t-il justifié soulignant qu'il "existe la même chose à l'Assemblée nationale (et) dans le Parlement allemand".

Un sénateur touche une indemnité de base mensuelle de 5.514,68 euros bruts, à laquelle s'ajoute une indemnité de résidence de 165,44 euros et une indemnité de fonction de 1.420,03 euros, soit 7.100 euros brut au total. A cette somme s'ajoute l'IRFM d'un montant de 6.240,18 euros par mois au 1er mai 2011, destinée à "faire face aux diverses dépenses liées à l'exercice du mandat".
Gérard Larcher semble faire marche arrière en se disant favorable à l'annulation de cette décision.Le président de la commission des Finances Jean Arthuis, la sénatrice PS Nicole Bricq et François Zocchetto, président du groupe Union Centriste, ont annoncé jeudi à l'AFP qu'ils refusaient de percevoir une prime exceptionnelle de 3.531,61 euros qu'ils devaient toucher fin juin.
Vendredi, les sénateurs du MoDem leur ont emboité le pas, et c'est bien.

Fin de l'écrêtement:

Bon, il n'y a pas que du négatif: l'écrêtement serait abandonné: quand le cumul des mandats obligeait à verser son surplus d'indemnités plafonnées à la famille et aux copains ...
Morale, exemplarité...


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