Sur la Place des grands hommes, je demanderai à Patrick Bruel de ne pas ajouter n'importe quel nom à la liste. Et de me prévenir quand il viendra chanter au stade.


En avril 2008, je livrais à la sagacité des niçois et des services municipaux une découverte dont je me serai volontiers passé. A l'occasion d'une rénovation de toiture ou de façades, des statues garnissant le fronton de l'Opéra de Nice avaient disparu. Six ans près, je découvre stupéfait, comme beaucoup, que les pouvoirs usés et prêt à sacrifier à toutes les outrances sur l'autel de la communication offrent aux niçois et aux touristes (Russes, Chinois et Italiens) une magnifique (pardon, j'en perds mon latin) petite statue de la Liberté, symbole français offert aux américains. Le socle est lui bel et bien magnifique, majestueux. Plus de deux mètres ! La plaque commémorative plus grande que la statue...

Baptiser des noms de rue, des allées de jardin, poser face au CUM des monuments faux historiquement, inventer des symboliques douteuses avec des rails rouillés symbolisant les fleuves et les rivières du département ou de la Métropole, détourner un temple de la connaissance et de la paix en un hémicycle d'un pouvoir politique qui se fait construire une estrade démontable pour ne pas être écrasé, plus bas que des "plus petits élus" que lui...tout cela nous commençons à en avoir l'habitude. Encore aujourd’hui, une remise des clés d'un chantier inachevé tente de servir la propagande d'un candidat. Mais notre édile a oublié de remettre au peuple les clés de la ville en ce mois de carnaval.

Mais je n'ai pas le cœur à rire de l'esprit de carnaval. Je ne me ferai pas prendre à l'illusion en carton pâte, en pelouse artificielle, ni au zèle obligatoire ces jours-ci de quelques agents du nettoiement, quand les groupes folkloriques traditionnels de Nice sont interdits de grande scène...

Car ce porte-clé, fusse t'il de Bartholdi lui même, a été installé au dos de l'Opéra de Nice. Opéra, où, justement, manque deux belle statues allégoriques. Le patrimoine niçois à préserver, cela ne compte pas ? Je vous propose de découvrir ou retrouver mon article de 2008

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Que reviennent les statues de l'Opéra, perdues dans on ne sait quel voyage de rénovation, ou dans quelque débarras. Et que cesse la gabegie, l'incohérence, la politique de l'apparence et la morgue de ceux qui se croient grands.
Si Mars suit le mois du Carnaval, il est surtout le mois guerrier.
Niçois, ne lâchez rien !