Une formation à propos du "développement durable" m'a amené à réfléchir et monter un projet à l'échelle d 'une petite collectivité . Sensibilisé de longue date aux questions de réchauffement climatique, gestion des ordures, problèmes de circulation automobile, j'ai développé une curiosité personnelle importante pour les questions de préservation de l'environnement .
La qualité de vie étant au coeur de la démarche que l'on appelle aujourd'hui "développement durable", j'ai souhaité mettre en place une stratégie de type Agenda 21 . L 'Agenda 21 local est issu du Sommet de la Terre (Rio, 1992) et de son programme d' actions pour le 21ème siècle, pour lutter contre la dégradation de la planète, la pauvreté et les inégalités. La première fois que j'en ai entendu parler, c'était à l'occasion d'une Université d'été de l'UDF en 2004, dans la bouche d'André Santini, Député -Maire d'Issy-les-Moulineaux. Il s'agit d'une démarche de diagnostic de l'existant, des moyens, pratiques et usages, et de l'élaboration en commun de différentes actions et réalisations. Pour résumer, voici les grands objectifs de cette démarche: Un projet de développement durable
Conçu à l'échelle d'un territoire
Pour répondre aux besoins de la population
Préserver l'environnement
Assurer l 'accès de tous aux services essentiels
Développer des activités économiques soutenables
Permettre la culture, l'épanouissement, le bonheur
Depuis les discussions, au mois d'octobre, à la finalisation du diagnostic en novembre, la démarche que j'expérimente actuellement n'a pas de terme prévu. Si elle rassemble chacun, elle se déclinera en plusieurs projets, simples et courts, ou plus élaborés et de plus long terme. C'est cette souplesse que j'apprécie dans cette démarche d'Agenda 21 local. Des applications simples et immédiates semblent à ce jour soulever l'adhésion de tous les acteurs de la petite collectivité considérée.
La préservation de l'environnement, l'écologie, sont à la mode , et pour cause ! Il y a parfois urgence. Je reviendrais sur ces thèmes souvent. D'ailleurs seul Claude Allègre relativise ou met en doute le réchauffement climatique et les dérèglement majeurs du climat. C' est un peu le retour du "mammouth" !
Si l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle ont signés le pacte sur l'écologie de Nicolas Hulot, il faudra veiller, chacun de nous, à la mise en place de mesures réellement coordonnées et de politiques européennes ambitieuses. Et bien sûr commencer ou continuer nos efforts à petites échelles....
(lire La position de François Bayrou sur le pacte écologique de Nicolas Hulot)
http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/bayrou2_241106.html
A ce propos, pour avoir entendu Nicolas Hulot le 3O août à la Grande Motte, j'avais été particulièrement séduit par la clarté de son discours et la force de ses convictions. En parcourant son dernier ouvrage, je découvre un programme d'actions et de revendications extrêmement élaborées et précises. Je voulais dès aujourd'hui revenir sur le phénomène médiatique le plus important de ce premier volet de la campagne présidentielle, car, pour une fois les journalistes ont couverts une vraie démarche. N. Hulot connaît bien le système médiatique, mais il ne faut pas oublier que son action de cet automne est le fruit d'un travail mené avec de nombreux experts, de qualité, dont il a su s'entourer. L'action de sensibilisation "1000 défis pour ma planète" était aussi une campagne d'envergure et ô combien pédagogique.
Alors, développement durable ou soutenable ? Le second terme serait une traduction littérale de l'appellation anglo-saxonne. Elle me permet de livrer ici une part de ma réflexion à ce jour. Je ne partage pas l'optique d'une croissance économique pour l'occident, les pays développés, et du maintien dans le sous - développement pour une autre partie de la planète. Les pays du sud seront d'ailleurs souvent les premiers pays ou les régions de la planète les plus exposées aux conséquences des dérèglements climatiques. L'écologie serait une science pour les riches, le développement durable une sorte de paradoxe pour les occidentaux , le développement, un vague espoir pour des millions de personnes en Afrique et en Asie, où la survie est une préoccupation concrète au quotidien. Alors je m'interroge toujours sur cette croissance, attendue, recherchée, génératrice de confort, d'équipement, mais aux prix de quels gaspillages et de risques de pénuries de richesses, à un certain terme ? Je sais que je vais déranger dans les rangs de ma famille politique. Les verts sont pour la "décroissance". Je m'interroge sur la valeur et l'intérêt d'une croissance basée sur des échanges de services et des échanges financiers. Que penser des bourses d'achat et de vente des droits à polluer (pour la première année d'existence, le bilan est mitigé, par manque de confiance dans l'efficacité du système...)? Il faut trouver un équilibre entre croissance modérée et stabilisation. Je ne peux me satisfaire de "consommer deux planètes et demi", selon les méthodes d'évaluation de mes modes de vie et de consommations ! Ma réflexion n'est pas figée, je vais la poursuivre. A vos contributions....
La première photographie vous présente une colline niçoise, entre les exploitations agricoles, résidences prestigieuses, et zone de développement urbain et économique prioritaire. La seconde a été prise à la Grande -Motte par A. Fulconis. (si vous ne voyez pas les photographies, vos logiciels de protection sont un peu trop performants ou alors j'ai peut être fait une mauvaise conversion de fichier. Contactez -moi !
contact AT fabien-benard.eu